La paire GBP/USD a reculé pendant quatre séances consécutives. À la suite de cette vague de ventes, les bears ont atteint la zone de déséquilibre 18, qui correspond à une configuration haussière. Par conséquent, à moins que de nouveaux développements négatifs pour la livre n’apparaissent cette semaine, les attaques baissières pourraient toucher à leur fin. Dès mardi, nous avons observé une réaction convaincante à partir du déséquilibre 18 : un net rebond des cours, la formation d’un Bullish Engulfing, et un retour dans le déséquilibre baissier 19. Ainsi, les bulls ont franchi la première étape vers la reprise de l’impulsion haussière ; ils doivent maintenant accomplir la seconde — invalider le déséquilibre baissier. Quelles sont les chances que cela se produise ? Compte tenu du nouveau recul de l’euro mardi, elles ne sont pas particulièrement élevées pour l’instant. Si l’on ajoute les dernières déclarations agressives de Donald Trump, ces chances paraissent encore plus faibles. Demain sera publié le rapport sur l’inflation au Royaume-Uni, qui constitue le principal rapport de la semaine et qui a en partie provoqué la baisse de la livre la semaine dernière. Ainsi, l’équilibre pourrait basculer soit en faveur des bears, soit en faveur des bulls. Cependant, à la lumière de la séance d’hier, on peut affirmer avec confiance qu’un signal haussier s’est formé. Aujourd’hui, la livre aurait pu s’appuyer sur de bonnes statistiques, mais le rapport le plus important — le chômage au Royaume-Uni — a montré une hausse inattendue à 5 %, qu’aucun trader n’avait anticipée. Néanmoins, tant que l’impulsion haussière n’est pas invalidée, je continue d’anticiper une hausse de GBP/USD.

La situation autour du règlement du conflit au Moyen‑Orient reste sans issue, et les traders demeurent incertains quant à son évolution. Aujourd’hui, elle peut favoriser les haussiers ; demain, elle peut favoriser les baissiers. C’est exactement le type de configuration que nous avons observé ces dernières semaines. À l’heure actuelle, la confiance dans la paix au Moyen‑Orient et dans la levée du blocus du détroit d’Hormuz est tombée à un niveau minimal, mais ce facteur est probablement déjà intégré dans les prix par les traders.
À mon sens, la tendance demeure haussière malgré les fortes baisses de la paire cette année. Le cessez‑le‑feu au Moyen‑Orient reste fragile, mais il est toujours en place. Bien entendu, le marché ne peut pas indéfiniment se reposer sur des informations qui manquent de confirmation factuelle. Le détroit d’Hormuz reste soumis à un double blocus et, bien que Téhéran et Washington aient pris il y a plusieurs semaines la direction d’une levée du blocus, aucun résultat concret n’a encore été obtenu. La situation alterne entre amélioration et détérioration. Les marchés ont été portés par l’optimisme pendant presque un mois entier, mais la semaine dernière, ils ont reçu un rappel brutal de la réalité.
Sur le plan technique, la configuration actuelle est la suivante : l’imbalance haussière 18 a provoqué une réaction des prix, si bien que, sans l’imbalance baissière 19, je me préparerais déjà à une forte impulsion haussière. Toutefois, l’imbalance baissière 19 s’est formée au sein d’une tendance haussière, et je ne pense donc pas qu’elle doive servir de base à l’ouverture de positions vendeuses. La baisse ne pourrait se poursuivre qu’en cas de chute brutale de l’inflation au Royaume‑Uni ou de nouvelles géopolitiques réellement importantes et pessimistes concernant le conflit au Moyen‑Orient.
Mardi, le contexte macroéconomique a tout fait pour ramener la livre dans une tendance baissière, mais les haussiers ont réussi à tenir leurs positions. Le chômage au Royaume‑Uni a augmenté de façon inattendue, tandis que l’accélération de la croissance des salaires laisse penser que l’inflation britannique pour le mois d’avril pourrait dépasser la prévision de 3 %.
Aux États‑Unis, le contexte fondamental global demeure tel qu’il est difficile, à long terme, d’anticiper autre chose qu’un affaiblissement supplémentaire du dollar. Même le conflit entre l’Iran et les États‑Unis ne change pas grand‑chose à cet égard. La géopolitique a rappelé temporairement aux marchés le statut de valeur refuge du dollar pendant environ deux mois, mais, dans l’ensemble, les perspectives de long terme pour le dollar américain restent compliquées. Le marché du travail américain continue de s’affaiblir, l’économie se rapproche de la récession et, contrairement à la BCE et à la Bank of England, on ne s’attend pas à ce que la Réserve fédérale resserre sa politique monétaire en 2026. À l’échelle des États‑Unis, quatre grands mouvements de protestation ont déjà été organisés directement contre Donald Trump, tandis que le départ de Jerome Powell pourrait encore détériorer la situation pour le dollar si Kevin Warsh oriente le FOMC vers une position plus accommodante. D’un point de vue économique, je ne vois aucun fondement à une croissance durable du dollar.
Calendrier économique pour les États‑Unis et le Royaume‑Uni :
- Royaume‑Uni – Indice des prix à la consommation (06:00 UTC)
- États‑Unis – Minutes du FOMC (18:00 UTC)
Le calendrier économique du 20 mai comporte deux publications, dont le rapport sur l’inflation au Royaume‑Uni, qui se détache comme l’événement clé. L’impact de ces données économiques sur le sentiment de marché pourrait se prolonger tout au long de la journée de mercredi.
Prévisions et conseils de trading pour le GBP/USD :
Les perspectives de long terme pour la livre restent haussières. Le « Three Drives Pattern » a averti les traders du début du mouvement ascendant et, depuis, trois figures haussières et trois signaux haussiers se sont formés. La semaine dernière, la géopolitique a compliqué les perspectives auparavant optimistes des haussiers, mais ceux‑ci ont encore une chance de conserver le contrôle dans le cadre de l’imbalance 18. Je considère que l’objectif pour la livre se situe au plus haut de 2026, à 1,3867. Je ne commencerai à envisager une tendance baissière que si l’imbalance 18 est invalidée. Dans ce cas, les figures baissières entreraient en jeu. Tant que cela ne se produit pas, je m’attends à ce que l’imbalance 19 soit invalidée et que le mouvement haussier se poursuive.